Un aller simple pour l’Ethiopie, merci

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Un aller simple pour l’Ethiopie, merci

Chez Studylife on fait notre possible pour essayer de vous faire rêver, mais si  la météo continue à nous mettre autant des bâtons dans les roues, on va se retrouver à court de destinations ensoleillées. Après Sydney, Athènes ou encore Istanbul, cette fois il y en a marre, on part pour de bon direction l’Ethiopie, et pas sûr que l’on nous revoit de si tôt. Mon premier contact avec l’Ethiopie était par le biais d’un reportage sur France 5, ceux que la plupart des gens regardent un dimanche après-midi pluvieux mais que personnellement je ne rate pour rien au monde. Devant mes yeux hallucinés je découvrais un pays verdoyant, aux paysages diversifiés et à l’histoire encore bien visible.

Un voyage à travers l’histoire

L’année passée, le Conseil européen sur le tourisme et le commerce, visiblement bien d’accord avec moi, a élu l’Ethiopie comme meilleure destination touristique notamment pour l’excellente conservation de ses monuments historiques. Et force est de constater qu’il y a en effet bien des raisons de s’émerveiller à travers tout le pays. Vous arriverez dans la capitale Addis Abeba, forte de ses 4.5 millions d’habitants, celle-ci est un miroir sans teinte du continent africain. Extrême pauvreté bien sur mais aussi démonstration de force du siège diplomatique qu’est la ville, sa constitution est aussi peu lisible que sa géographie, toute en reliefs, renfoncements et autres collines (celle d’Entoto par exemple) sur lesquelles monter pour tenter de lui donner sens. La capitale héberge la seconde plus grande église africaine, l’église Medhane Alem dans le quartier Bolé et l’un des plus grands marchés à ciel  ouvert d’Afrique, le marché Mercato. Mais le vrai joyaux de l’Ethiopie se trouve dans ses provinces, à l’Est notamment, la ville fortifiée d’Harar Jugol, classée au patrimoine mondiale de l’Unesco. Tout autour de vous, le désert et la savane et à l’intérieur de ces murs, pas moins de 82 mosquées dans cette ville musulmane du 13ème siècle. En dehors des lieux saints, toujours impressionnants, les maisons traditionnelles Harari sont elles aussi magistrales. A l’intérieur comme à l’extérieur, le soleil inonde les cours intérieures qui agissent comme des havres de paix après avoir sillonné ces rues étroites en forme de labyrinthe. Harar est unique en ce qu’elle fusionne des influences musulmanes et africaines comme aucune autre ville ne peut s’en vanter.

Harar Jugol Ethiopia

Et la beauté naturelle éthiopienne

Au coeur du pays, cette fois c’est une autre partie de l’héritage qui se dévoile à vous dans la petite ville de Lalibela. C’est sans hésiter un de ces endroits que vous visitez et qui arrivent à vous convertir un instant à l’existence d’une divinité comme Météora peut l’être en Grèce. A Lalibela on trouve précisément onze églises taillées dans la roche, creusées même, d’où leur aspect très monolithique. La grandeur et la folie du projet atteint son paroxysme avec les cinq nefs dont dispose l’église Biete Medane Alem, vous pourrez rester des heures devant ce joyau sans pour autant comprendre comment et pourquoi une telle entreprise a pu voir le jour. Aujourd’hui c’est un lieu de pèlerinage pour chrétiens coptes et le petit village de Lasta Tuku à proximité vous donnera un aperçu de la vie dans les campagnes d’Ethiopie, quelque part dans un autre espace-temps que le notre. Côté nature, c’est également un grand choc esthétique qui vous attend. Les lacs de la vallée du Rift vous offriront parmi les plus belles visions du monde pour cette région considérée comme le berceau de l’humanité. Des lacs dans des cratères (le Shalla) ou immenses (le Zigway) sur lesquels fourmille toute une faune (oiseaux, hippopotames, pélicans) se déroulent sous vos yeux sur cette faille géologique sans fin. Je peux dire sans hésiter que le Lac Turkana (dont la plus grande partie se situe au Kenya) est l’une des dernières choses à laquelle je penserai sur mon lit de mort.

Turcana Lac Ethiopie

Si vous voulez vous rendre en Ethiopie, il serait plus habile de partir entre janvier et avril, à partir de juin, la saison des pluies commence et les visites en plein air sont toujours possibles mais moins agréables. Côté folklore, les éthiopiens ont l’habitude de manger des Injera, des sortes de galettes dont on se sert à la fois comme assiette et comme couvert pour déguster entre autres le kefto ou le wat, sorte de steak tartare et ragout de légumes épicé si on veut les décrire grossièrement. Évidemment faire du tourisme en Ethiopie est vitale pour l’économie du pays, mais c’est aussi un pays riche en tradition qui demande un intérêt réel pour les coutumes et le respect des populations vivant dans une pauvreté qui peut parfois être difficile à gérer.

 

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